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Sur quel support stocker ses données en sécurité ?
On se demande parfois où mettre ses données sensibles, et beaucoup choisissent à tort d’utiliser des disques (CD / DVD). Je vous propose un petit comparatif de tout ce qui permet de stocker ses données à long terme, car une mauvaise surprise peut se transformer en véritable cauchemar si vous ne faites pas de sauvegardes régulières.
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Les disques optiques
Trois générations de disques se sont succédées.
Le CD (Compact Disc) est apparu en 1982, il offre une capacité maximale de 700Mo soit 74 minutes de piste sonore (ce pour quoi il a été conçu).
Le DVD (Digital Versatile Disc) date de 1995 et existe en deux versions, une Simple Couche de 4,7Go et une version Double Couche de 8,5Go.
Le Bluray Disc est apparu en 2008 breveté par Sony, suite à une bataille avec Toshiba qui défendait alors son HD-DVD. Il est commercialisé en deux versions : 25 et 50Go (+ de 5€ l’unité).
Les disques se rayent facilement. A cause du vernis qui les recouvrent, cette famille de supports souffre d’un vieillissement prématuré s’ils ne sont pas sérieusement protégés du soleil, de la chaleur et de l’humidité. On dit que leur durée de vie ne dépasse pas 10 ans.
Les périphériques amovibles.
Cette famille de supports se caractérise par sa flexibilité : plug-and-play, écriture/effacement à la volée, format très répandu, utilisation multiple et dans de nombreux équipements comme les télévisions, les autoradios ou encore les téléphones portables. On distingue trois technologies différentes :
Les disquettes (Floppy), apparues en 1967 chez IBM. Elles se composent d’un disque souple (300trs/min) enfermé dans un boitier carré. Le disque est magnétique, en opposition aux Disques optiques. Les taux de transferts sont généralement très bas et la capacité de stockage ne dépasse pas 3Mo.
Les clé USB sont la révolution des années 2000 : plus petites qu’un briquet, les capacités et les taux d’accès diffèrent selon les marques et le prix que l’on souhaite y mettre. Les plus grosses peuvent contenir jusqu’à 256Go (Kingston DataTraveler 300) pour des taux d’accès se comptant en dizaines de Mo/s. De toutes les formes, de toutes les tailles mais aussi de toutes les couleurs, les clé USB sont des objets passe partout, banalisés, utilisés pour tout et n’importe quoi.
La société Mandriva Linux commercialise une version « Live » de son système d’exploitation sur ce support.
Leur technologie à base de puces les rend cependant sensibles aux flux magnétiques, et le nombre de cycles d’écritures/réécriture peut être très variable d’une marque à l’autre. On estime leur durée de vie à plus de 10 ans pour un usage occasionnel, en prenant soin de les déconnecter proprement.
Les cartes SD (Secure Digital) existent en trois taille : Classique (en 2000), Mini (2003) et Micro (2005). La plus grande capacité commercialisée à l’heure actuelle est 32Go, mais cette taille est amenée à évoluer. Les débits montent jusqu’à 10Mo/s.
Elles reposent sur de la mémoire flash NAND. La finesse de gravure des transistors diffère d’un fabricant à un autre. Les mémoires Single Level Cell sont utilisées pour des cartes hautes performances. Les mémoires Multi Level Cell permettent d’atteindre de plus grandes capacités. La capacité maximum des cartes double approximativement tous les ans.
La technologie est la même que sur les disques SSD dont je parlerais un peu plus loin, théoriquement la durée de vie d’une carte SD ne peut être atteinte qu’après avoir usée des millions de cycles d’écriture/réécriture spécifiées par le constructeur. Elles sont très sensibles au magnétisme, vous risqueriez de tout effacer en l’exposant à un aimant.
Le stockage de masse.
Les disques durs inventés en 1956 restent, après 50 ans d’évolution, le moyen de stockage le plus sûr qui existe. Les plus performants montent à l’heure actuelle à 15.000trs/min, tandis que d’autres stockent jusqu’à 2To de données (réparties sur plusieurs plateaux).
Ce type de stockage utilise un moteur pour entrainer les plateaux et nécessite donc une alimentation dimensionnée. Totalement hermétique, un disque dur ne craint que les fortes chaleurs (> 45°) et peut conserver des données quasi indéfiniment, sans se détériorer.
Les taux de transferts dépendent du prix que vous y mettez. En moyenne et en Sata II, on peut espérer atteindre les 70Mo/s sans problème.
* En 50 ans, la capacité des disques durs a été multipliée par un facteur 1 000 000 puisqu’un disque dur de 2009 peut atteindre 2 To.
* En 29 ans, le prix du mégaoctet a été divisé par 1,3 million.
* Plus de 3,5 millions de téra-octets sont stockés chaque année sur des périphériques de stockage de masse de type disques durs magnétiques.
* Seagate a vendu son milliardième disque dur l’an dernier.
Les SSD (Solid State Drive) sont constitués de mémoire flash au même titre que les cartes SD et que les clé USB. Si la technologie est désormais au point (depuis 2008, après 10 ans passés à l’étude), les prix sont aberrants : plus de 2 900€ le To ! Leur consommation est dérisoire puisqu’ils n’ont aucune pièce mécanique comme sur les disques durs.
Le temps d’accès est compris entre 50 et 100 µs là où un disque dur traditionnel a souvent un temps d’accès moyen proche de 13 ms.
La fragmentation (et donc la défragmentation) n’ont plus de sens puisque chaque bit est accessible à la même vitesse que son voisin. Défragmenter un SSD revient à réorganiser virtuellement les données, et use inutilement les transistors.
Les SSD ont du surmonter un problème de taille : les fichiers temporaires. Ces fichiers consomment à grande vitesse le nombre de cycles d’écriture/réécritures au point qu’il a fallu inventer un contrôleur capable de gérer l’usure des puces, et donc la répartition des bits en fonction du nombre d’écriture que chaque transistor a subi.
Depuis le problème a été résolu, au point que pour ses SSD X25-M, Intel indique une durée de vie de 5 ans en écrivant chaque jour 20 Go de données.
Actuellement, plus la capacité d’un SSD est grande, plus sa durée de vie est longue (de manière exponentielle).
La question de la sécurité physique des données sur les supports en Flash (transistors) n’a pas encore été résolue.



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les VHS ! NON ! Hérétique !
, mais, il faut savoir qu’avec la crise, les besoins ne sont plus les memes…
Très intéressant
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